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Triumph · · 3 min de lecture

L'île de Man et le Tourist Trophy : le lieu et son ambiance

Soixante kilomètres de routes publiques fermées le temps d'une course : histoire, géographie et atmosphère du Snaefell Mountain Course, l'épreuve la plus exigeante.

L'île de Man et le Tourist Trophy : le lieu et son ambiance

Au milieu de la mer d'Irlande, entre l'Angleterre et l'Irlande, l'île de Man abrite chaque année la course de moto la plus redoutée du calendrier. Le Tourist Trophy, le TT pour les initiés, ne se dispute ni sur un circuit fermé ni sur une piste construite pour l'occasion, mais sur des routes ordinaires que l'on ferme à la circulation quelques semaines par an.

Une course née sur une île

La première édition se tient en 1907, sur un parcours plus court que celui d'aujourd'hui. L'île de Man dispose alors d'une législation propre, qui permet de fermer les routes publiques pour des épreuves de vitesse, ce que le Royaume-Uni voisin n'autorise pas à l'époque. À partir de 1911, la course adopte le tracé que l'on appelle le Snaefell Mountain Course, du nom de la montagne qu'il franchit. Il n'a plus changé dans ses grandes lignes depuis.

Géographie du Mountain Course

Le circuit mesure un peu plus de 60 kilomètres, soit environ 37,7 miles, et part de Douglas, la capitale, pour y revenir après avoir traversé des villages, des campagnes et la montagne. Un tour compte plus de deux cents virages, dont beaucoup n'ont pas de nom officiel mais un surnom connu des pilotes. Le départ se donne devant les tribunes de Douglas, puis la descente de Bray Hill ouvre la course par une compression qui secoue la machine dès les premières secondes.

Le parcours enchaîne ensuite des paysages très différents :

  • des rues bordées de maisons, de murets et de poteaux, où l'on passe à quelques centimètres des façades ;
  • le pont de Ballaugh, petite bosse qui fait décoller les roues ;
  • l'épingle de Ramsey, virage lent au nord de l'île ;
  • la montée de la montagne, route ouverte sur la lande, où l'altitude dépasse 400 mètres.

Les meilleurs pilotes bouclent un tour à plus de 210 km/h de moyenne, soit un rythme que peu de circuits fermés atteignent avec des obstacles aussi proches de la trajectoire.

Ce qui s'y passe

Les moments qui ont marqué le TT tiennent souvent à un nom. Joey Dunlop, pilote nord-irlandais, y a remporté 26 victoires, un total resté longtemps sans équivalent, et son nom reste attaché à l'épreuve. Mike Hailwood, revenu à la course après une longue interruption, y a signé en 1978 un retour resté célèbre. John McGuinness, Michael Dunlop ou Peter Hickman ont ensuite écrit des chapitres plus récents.

L'épreuve est aussi dangereuse : des pilotes y ont perdu la vie, et la question de sa place dans le sport moderne se pose régulièrement. Les engagés connaissent ce risque, et la course continue de rassembler chaque année des milliers de spectateurs venus de toute l'Europe.

Autour de la course, l'île vit à un autre rythme. Les routes se remplissent de motos, les campings s'étendent, et les soirées à Douglas tournent autour de la mécanique. Ce n'est pas une compétition de stade : on suit les pilotes depuis le bord d'un talus, un muret ou un jardin ouvert pour l'occasion, parfois à quelques mètres du passage des machines.

Pourquoi le lieu marque visuellement

Peu d'endroits associent aussi franchement la vitesse et le décor ordinaire. Un virage de village, un mur de pierre sèche, un pont, un pub à l'angle d'un carrefour : le TT ne se représente pas comme un circuit, mais comme une route que l'on connaît et que l'on voit soudain traversée par une machine lancée à pleine vitesse. Les photographes retiennent la lumière basse de la lande, le gris de la mer et l'éclat d'un carénage qui fend un décor calme.

Cette tension entre l'ordinaire et l'extrême explique que le Mountain Course reste un sujet de prédilection pour les illustrateurs et les amateurs de posters de moto.

Pour prolonger cette ambiance, la collection Triumph rassemble des affiches de la marque britannique, dont le nom reste lié à l'histoire de la moto anglaise.

Voir les posters Triumph

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